Quelques articles que nous avons lus et que nous trouvons intéressants sur la refondation actuelle, les rythmes scolaires ou l'école ....

La réforme des rythmes à l'école primaire : tout est détaillé (ou presque !) sur le site education.gouv

Jolies phrases répétées plusieurs fois, jolis tableaux comparatifs avec nos collègues européens et même des exemples d'emploi du temps ... tout y est ... ou presque! Pas d'informations sur le volume horaire des Activités Pédagogiques Complémentaires


"Réparer n'est pas refonder"  et  réparer, refonder ... suite.  de Pierre Frachowiak

Ces articles sont très intéressants à lire car ils mettent en lumière bons nombres d'incohérences relevées par les dindons et révèlent d'autres joyeusetées....

On y apprend que le mot "refondation" n'a jamais été défini, que la continuité a été imposée à la rentrée et donc cautionnée et surtout il confirme que les acteurs du terrain n'ont pas du tout été associés à la concertation.

Et dans un NB sous l'article, l'auteur nous annonce qu'il a appris que le ministère s'apprête à imposer le maintien des évaluations nationales. .Génial! Ce n'est pas le même gouvernement qui les avait juger inutiles ?

Philippe Meirieu: Va t-on vraiment refonder l'école en 2013 paru dans le café pédagogique

L'article est certes un peu long mais intéressant. Morceaux choisis.

"Nous sommes plutôt en présence d’un triptyque « réparation / négociation / bonnes intentions », assez loin finalement de ce qui nous était annoncé…" Pour P. Meirieu le projet de loi s'attarde à réparer bien des choses, comme la formation des enseignants, ce qui est positif, mais c'est insuffisant pour évoquer une "refondation". P. Meirieu signale par exemple les "trous" du projet "

Le projet de loi constitue une vraie bouffée d’oxygène pour un système au bord de l’asphyxie. Voilà qu’on ose reparler de « pédagogie », qu’on inscrit « le contenu des enseignements et la progressivité des apprentissages au cœur de l’école », qu’on propose une définition du « socle » qui inclut une dimension culturelle (...) Voilà qu’on instaure un « parcours d’éducation artistique et culturelle tout au long de la scolarité (1) ». Voilà qu’on reconnaît la spécificité de l’école maternelle en soulignant qu’elle n’est pas une simple préparation technique au Cours préparatoire, mais ce que j’appelle une véritable « école première » . Voilà qu’on affiche la priorité au primaire, en s’engageant à rééquilibrer les moyens en faveur de ceux qui en ont le plus besoin… et voilà même qu’on évoque la possibilité de disposer de « plus de maîtres que de classes » pour pouvoir « travailler autrement ». Voilà qu’on s’achemine vers un rééquilibrage de la semaine scolaire, dramatiquement réduite à quatre jours de classe. Voilà, enfin, qu’on remet en chantier la formation initiale des enseignants et qu’on annonce la création de 60 000 emplois dans l’enseignement sur la durée de la législature !

On voulait « refonder » et l’on se prépare à « réparer »… On répare la formation initiale des enseignants en créant les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) (...)  Et, simultanément, on ne prend aucune disposition particulière pour la formation continue ! C’est un oubli préoccupant : les ESPE formeront 30 000 enseignants par an tout au plus, alors que c’est près d’un million d’enseignants et de personnels en activité qui doivent avoir droit à une formation continue de qualité !

Car le projet actuel reste, pour beaucoup, un « projet à trous » : même si l’on comprend bien que la loi ne peut pas tout aborder, ni, a fortiori, tout régler, il est inquiétant de voir tant de questions reportées à plus tard et, sur beaucoup de points essentiels, de ne voir se profiler à l’horizon que de « bonnes intentions »… Et, encore, beaucoup d’entre elles n’apparaissent-elles que dans l’annexe au projet de loi : ainsi en est-il du rôle des cycles ou de l’organisation de l’éducation prioritaire, de l’accueil des élèves en situation de handicap (on n’évoque l’avenir des RASED que dans une phrase sibylline pour indiquer que « leurs missions et leur fonctionnement évolueront pour concevoir des relations de complémentarité dans l’ensemble des dispositifs d’aide »)… Ainsi en est-il aussi du sport scolaire, de la place des parents, du « collège unique » ou de la question – pourtant très médiatisée - des « rythmes scolaires », etc. On ne peut imaginer que les cartons du ministère sont vides sur tous ces sujets, et, même si l’on se doute que les négociations avec les partenaires, doivent se poursuivre, au moins pourrait-on nous en fournir les bases...


L'Instit-Humeur: Ras-le-bol enseignant: la tentation du service minimum.

Des témoignages de collègues qui ne font plus que "le minimum"... peut être une solution si le ministre persiste à ne pas nous entendre !!!

Une petite carte sur les rythmes scolaires en Europe  (source le Figaro 11/07/11)

carte rythmes scolaires

 

On voit bien que, comme le dit le Ministre, nous sommes les seuls à avoir autant de semaines de vacances (la Belgique, la Finlande, l'Italie et l'Espagne ont soit le même nombre soit plus )

Cette carte confirme aussi l'exception française comme dit M Peillon , nous sommes les seuls à ne travailler que 4 jours!! ( l'Espagne, la Finlande et la Belgique sont eux aussi à 4 jours !)

Nous sommes évidemment le pays où les enfants ont le plus d'heures de classe par jour (6h)!!! Seule l'Allemagne est à 5h, la Suède et la Finlande proposent entre 5 et 7h selon les niveaux , et tous les autres pays (Belgique, Espage, Italie,  Danemark, Royaume-Uni)

 

Que de mauvaise foi !!!