dindon afficheNous constatons que bon nombre de communes ont d’ores et déjà fait le choix de reporter le décret sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014 et ce pour des raisons que nous revendiquons depuis le début de son annonce.

Ce dont nous ne voulons pas en 2013, en voudrons-nous en 2014 ?

Nous souhaitons le retrait du décret sur les rythmes scolaires pour réécriture car celui-ci n’est pas à la hauteur des enjeux affichés et pose de nombreux problèmes :

  • la semaine des enfants sera alourdie sans que leur journée ne soit allégée,
  • les conditions d’apprentissage ne seront en rien améliorées,
  • un périscolaire de qualité pour tous les enfants n’est pas garanti,
  • les inégalités sociales et territoriales seront accentuées par la décentralisation de l’école,
  • ce décret sera appliqué dès 2013 sans vraie évaluation budgétaire.

Nous demandons une réécriture du décret qui tienne compte des points suivants :

  • Une véritable prise en compte des propositions de chaque Conseil d’Ecole concernant les rythmes scolaires et notamment la répartition des 24h hebdomadaire.
  • Une limite maximum de 2 heures pour la pause méridienne
  • Une équité nationale pour l’organisation des activités périscolaires
  • Une obligation de proposer des activités périscolaires aux communes bénéficiant du fond de 250 millions d’euros
  • Une loi sur les taux d'encadrement du scolaire et du périscolaire pour cesser la dégradation des conditions d'accueil des élèves

La loi d’orientation sur la refondation de l’école a été votée mardi 19 mars. Celle-ci ne répond pas à nos attentes de professionnels et certains points nous inquiètent:

  • L’alourdissement des programmes (les langues régionales, l'égalité des genres, la morale laïque, l’anglais dès le CP, l’alimentation bio, etc... )
  • La mise en place d’ESPE sans plus d’information sur les contenus et les modalités de formation des futurs stagiaires ;
  • Le saupoudrage de maîtres surnuméraires alors qu’une baisse des effectifs et le rétablissement des RASED sont indispensables pour lutter efficacement contre l’échec scolaire
  • La création de postes qui ne couvrira pas les besoins.

Nous ne voulons plus que des réformes touchant à notre métier et nos conditions de travail soient faites sans nous. Nous sommes des professionnels de terrain et nous voulons être associés aux concertations et discussions.

Nous demandons l’ouverture d’Etats Généraux dans les écoles afin d’élaborer tous ensemble les réformes dont notre école a besoin.

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