397376_133541180146261_915562246_nEncore une fois, l'Instit'Humeur nous propose un excellent article "Peillon au bord de la prime"

Dans cet article, il revient sur l'annonce du Ministre de proposer une prime de 400€ pour les enseignants primaire. Cette prime ne serait en rien une compensation au mercredi travaillé l'an prochain "Je ne demande pas plus de travail aux enseignants, il n’y a donc pas de compensation à avoir" mais serait versé aux enseignants du primaire pour réduire l'écart qui existe avec leurs homologues du secondaire.

Lucien pose la question (comme beaucoup d'autres journalistes d'ailleurs) "et si en faisant cette annonce, M Peillon ne cherchait pas à acheter la paix sociale et faire taire les enseignants?"

"Peillon sait qu’il doit impérativement désamorcer la grogne des instits dans les jours à venir, il sait le risque d’embrasement : il a entendu l’appel à la grève, nationale et unitaire cette fois-ci, lancé pour le mardi 12 février, et doit se dire qu'en cas de forte mobilisation, il ne pourra plus plaider « l’exception parisienne », ce coup-ci…"

Allons nous succomber à la tentation et renoncer à la grève du 12 février?

Pour nous, dindons c'est non.... depuis le début nous ne nous battons pas pour une revalorisation salariale, nous nous battons pour que cette refondation se fasse dans l'intérêt des élèves... ce qui n'est pas le cas du décret des rythmes scolaires.

Nous serons beaucoup à être en grève le 12 pour montrer à M  Peillon et à l'opinion publique qu'on n'achète pas le silence des enseignants.... que ces réformes sont faites de manière précipitée, sans concertation des différents partenaires ensemble et surtout qu'elles auront des conséquences néfastes pour nos élèves... nos enfants.

Nous sommes certes des enseignants mais pour beaucoup nous sommes aussi parents. La prime qui touche à nos intérêts dits catégoriels ne calmera pas la colère et les craintes des parents que nous sommes!